À l’ELAM, une Nuit Africaine pour Célébrer 30 000 Médecins du Monde

Le vendredi 23 mai 2025, la Journée de l’Afrique a résonné dans l’enceinte de l’une des institutions les plus emblematicas de la solidarité cubaine. Les ambassadeurs du Groupe des Ambassadeurs Africains (GDA) ont été reçus par la Rectrice de l’ELAM pour un gala où la jeunesse étudiante a, une fois de plus, démontré que la médecine et la culture sont les deux piliers de ce projet fondé par Fidel Castro.

C’est dans un lieu chargé d’histoire et d’idéal que s’est tenue l’une des premières célébrations de la Journée de l’Afrique 2025 à La Havane. Le Docteur Yoandra Muro Valle, Recteur de l’Ecole Latino-Américaine de Médecine (ELAM), a accueilli le vendredi 23 mai les Ambassadeurs du GDA, dont notre représentant, pour un gala dédié au continent.

Fondée le 15 novembre 1999 par Fidel Castro, l’ELAM incarne la vocation internationaliste de la Révolution cubaine. En un quart de siècle, cette école unique au monde a formé plus de 30 000 professionnels de santé venus de plus de 120 pays, majoritairement du Sud global. Le Gabon compte naturellement parmi les nations dont les jeunes talents ont été formés dans ces murs, devenant des médecins au service de leur peuple.

Soigner l’âme et le corps : un gala aux couleurs du continent

Si l’ELAM forme aux sciences médicales, elle n’oublie pas que la guérison passe aussi par la culture. Le gala organisé en l’honneur de l’Afrique fut une démonstration éclatante de la vitalité du patrimoine culturel porté par ses étudiants. Sur scène, les jeunes du continent ont déployé leurs savoir-faire artistiques, transformant l’amphithéâtre en une arène de créativité et de fierté.

Le génie gabonais à l’honneur

Cette année, les étudiants gabonais ont particulièrement captivé l’assistance. Ils ont fait preuve d’une créativité et d’un génie remarquables en présentant une libre interprétation de La mort de Guykafi, une pièce majeure du dramaturge gabonais Vincent de Paul Nyonda. Cette œuvre, pilier du théâtre national, a été revisitée avec une fraîcheur et une sensibilité qui ont su en souligner la profondeur tragique et l’universalité.

La représentation s’est achevée dans une explosion de rythmes et de couleurs avec des danses traditionnelles gabonaises, emportant l’adhésion du public et valant aux artistes en herbe des applaudissements nourris. « Bravo à vous tous ! Bravo au Gabon ! », a-t-on pu entendre, saluant une performance qui allait bien au-delà du divertissement : c’était un acte de résistance culturelle et une affirmation identitaire.

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